Le TOP 10 des epic fail chez les apprentis rappeurs du web

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N°10 :

On commence doucement avec le petit Sonny de la Ciotat. Comme tout les rappeurs du web il vient de quelque part, mais lui au moins à l’élégance de le notifier explicitement. Mignon comme Jordy, on lui souhaite tout de même un meilleur sort, mais la même carrière, car non content d’insulter nos mères, ce petit doit surement déjà bricrav et voler des scooters pour assurer sa street crédibility. A 13 ans on jouait à GTA, pour les Kids d’aujourd’hui c’est une réalité.

N°9 :

Arborant fièrement son département normand de Seine-Maritime, ALEX du 76 est après Orelsan le deuxième rappeur star du web de Normandie. S’il ne connait pas encore le succès de son confrère de Caen, il cultive cependant comme lui un gout aiguisé, pour les canons laitiers de sa région natale. Vous remarquerez un clip au budget équivalent à la richesse rythmique de son interprète, tourné à l’iPhone premier du nom et une inspiration made in Clignancourt du plus bel effet.

N°8

On continue avec une autre dérive musicale, avec le plus confidentiel mais tout aussi talentueux Roger et « Le son de la Tess ». Classique dès sa sortie, il a écumé les tremplins jeunes talents avant de lancer sa tournée dans les fêtes du cochon partout en France. Une véritable succès story donc puisque Robert devrait apparaître en featuring sur le prochain album de 1995. Rien de tout ça n’est vrai, mais on aurait tellement voulu qu’il persévère, la place de Cindy Sanders du Rap lui irait si bien.

N°7 :

Rien que pour la blague « Rallice au pays des merveilles », illustrant si bien l’imaginaire féerique du jeune garçon remplit de gentil lutins en TN, cet artiste vaut le coup d’oeil. D’ailleurs limitez vous à ça, car l’écoute écorche un peu le canal auditif, mais le premier plan du clip avec l’arrivée en 50cc, sans casque mais avec le regard Montana, sous les « hey, c’est rallice » du public stupéfait, vends plus de rêve qu’une nuit au Sofitel avec Nassafitou. Enfin, certains aiment ça…

N°6 :

Dans le même genre, on aurait pu choisir Morsay, mais le boss des puces joue déjà dans une autre cour avec sa triple casquette de vendeur universel, acteur et MC. Et c’est donc Cortex qui représente la branche semi-professionnelle des raps branleurs du Web. Fort de sa notoriété et de son intellect sur-développé, il à eu l’ingénieuse idée d’investir ses économies dans un clip au pitch digne d’un Scorsese, et dont les plans ferraient, presque, oublier les qualités technique de MC Cortex (lol).

N°5 :

La fierté des Pyrénées-Atlantiques, Damien du 64 et sa reprise d’Alpha 5.20 poète d’Epinay-sur-Seine est sans doute un de mes préférés dans ce top 10, mais en dépit de considérables efforts, il ne fait que du Karaoké. Ce n’est donc qu’un MC à mi-temps, et conserve donc l’espoir d’une demi-possibilité de rédemption. En attendant, sa demi-partie de la street est méchamment cramée, si bien qu’à force de compiler les demi-trucs, on se demande si le boy n’est pas demi-schizophrène.

N°4 :

Encore un MC fier de ses origines, puisque comme B2O il porte fièrement son 92 en étendard. A l’image de son aîné, il calle un flow lent comme une partouze de retraités sous Ketamine, accompagné d’une cascade de punchlines plus bancales que la tour de Pise. Mais le plus fort, reste encore son arsenal de mimiques, fin mélange entre, la Duck Face des gogo biatch de Facebook, le chameau de Jean Dujardin et une poule, une vraie prouesse technique.

N°3 :

Squatteur de la porte de Pantin, et récemment interviewé pour Snatch, Diallo fait presque office de star référence dans le cercle fermé des néo rappeur du web. Buzz éclair, commentaires assassin, flambe et frime en bois, tout les ingrédients étaient réunis pour son succès. Sortant d’un cursus hypokhâgne, qu’il à brillamment validé grâce a la finesse lexicale de ses paroles, le jeune rappeur au sourire Colgate, reste avant tout un entrepreneur de la street qui « vends du Shit », mais n’en oublie pas pour autant de partager avec les potos, et de faire « sniffer à tout le monde ».

N°2 :

Il a fait le tour de France avec son crane « Louisvuitonisé », sa montre Swatch en diamant « zirconiumisé », et sa philosophie « JCVDisé », récoltant même les honneurs d’un reportage sur feu Direct8. Véritable incarnation du Swag au sens premier (Secretly We Are Gay pour les incultes), le bien nommé Swagg Man a fait de sa vie une quête constante de la reconnaissance et de l’attitude. Une sorte de Michael Vendetta de banlieue, affichant autant de classe et de signes extérieurs de richesse que les Marseillais à Miami.

N°1 :

Pas de suspense vous l’aurez compris, le premier de ce top est une première. Comment ne pas l’évoquer, comme un des plus grands bad buzz que la France ait connu ? Amandine du 38 ou miss Amanda, et ses francs CFA, ou l’histoire d’un bon sentiment, tourné en dérision pour finir en humiliation en règle. Une fois encore, ce n’est pas un bâton ou une perche, mais un véritable baobab, tendu en direction des internautes sans pitié, et moi le premier.

Bonus :

Le duo inattendu des deux premiers de notre Top 10, réunis sous la bannière du Swag.


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